Le Château de Courtanvaux

Le Château de Courtanvaux appartient à la commune de Bessé-sur Braye, à la frontière de la Sarthe et du Loir-et-Cher, entre Le Mans et Tours, aux confins du Perche Sarthois.

Le site, accessible en extérieur tous les jours de l’année, fait l’objet d’une programmation culturelle riche et diversifiée : visites guidées des intérieurs, concerts, expositions d’arts plastiques, ateliers pédagogiques, fête des plantes, Cluedo géant… En outre, il est également possible de louer le château pour des événements privés.

Petit tour historique du Château de Courtanvaux

Naissance du Château de Courtanvaux : le nom de Courtanvaux apparaît à la même date que Béssé (village sarthois), mais c’est au tout début du 15è siècle que Jean Le Tort, commandeur de la Commanderie des Templiers d’Arville, près de Mondoubleau, fait édifier à Courtanvaux un ensemble entouré de hautes murailles, de fossés et d’un pont-levis.

Conaaissez-vous le Château de Courtanvaux ?

Le château de Courtanvaux s’est transmis par héritages ou par mariages se faisant ainsi succéder trois familles. Ce n’est qu’en 1978 que la commune de Béssé-sur-Braye racheta le domaine.

  • De 1500 à 1661 : la famille de Souvré devient propriétaire et c’est Gille de Souvré, maréchal de France, gouverneur de Touraine, grand-maître de la Garde Robe d’Henry IV et précepteur de Louis XIII qui va apporter aux constructions une touche Renaissance, symbolisée par la poterne de 1582, classée monument historique. Henri IV qui est un habitué des lieux, élève Courtanvaux au rang de marquisat en l’honneur de Gilles de Souvré.
  • Ses descendants continuent son oeuvre jusqu’au mariage de sa petite fille, Anne de Souvré avec François Michel le Tellier, marquis de Louvois et ministre de la Guerre de Louis XIV. A leur décès, les héritiers de la famille Le Tellier se désintéressent de Courtanvaux et le château reste inhabité de 1691 à 1815.
  • 1780 : Louise Charlotte Le Tellier est nourrice officielle du Roi de Rome. Le couple se retire à Courtanvaux après la chute de Napoléon 1er en 1815 et entreprend une restauration totale des bâtiments, dans uns style néogothique très marqué.
  • Au 19è siècle, grâce à eux et à leur fils le comte Anatole de Montesquiou-Fezensac (1788-1878) construisent une orangerie et également des écuries (inscrites à l’inventaire des monuments historiques).
  • Au décès d’Anatole de Montesquiou-Fezensacn, Courtanvaux devient la propriété de l’aîné de ses petits fils, Anatole Marie Odon de Montesquiou-Fézensac (1836-1882), qui a épousé la princesse roumaine Marie Bibescp (1845-1929) en 1867. A la mort de son mari, elle hérite du château et à la charnière des 19è et 20è siècle, le modifie, le redécore et le modernise complètement : chauffage à air pulsé, téléphone d’intérieur, cuisines, éclairage au gaz…
  • 1976 : La commune de Béssé-sur-Braye achète le château au décès du dernier propriétaire, Pierre de Montesquiou-Fézensac.
  • 11 juin 1980 : le château est inscrit monument historique.

Sources : Wikipédia et Site officiel de la mairie de Bessé-sur-Braye

En savoir plus : http://www.chateaudecourtanvaux.com/

Le portail d’entrée du Château de Courtanvaux

Devancé par un pont dormant enjambant le fossé d’enceinte, le portail d’entrée est ouvert de deux portes, charretière et piétonnière, flanquées de deux tours rondes coiffées de dômes. Cet ouvrage défensif du XVIe siècle est destiné à protéger l’accès à la basse-cour.

Longtemps daté vers 1580, ce portail d’apparat semble toutefois avoir été construit entre 1547 et 1552 par Antoine de Souvré sous le règne de Henri II (1519-1559), d’où la présence des trois croissants de lunes imbriqués, symboles illustrant la devise de ce roi. Selon Raoul de Montesquiou-Fezensac, certains détails du décor ont été bûchés à la Révolution française. Reconnu comme un édifice majeur de la Renaissance de l’ouest de la France, le portail d’entrée est le seul édifice du domaine de Courtanvaux à avoir été classé Monuments Historiques en 1948.

Le pigeonnier

Dans l’alignement de ce portail d’entrée, au sud de la basse-cour, a été édifié un colombier appelé localement fuye*. Destiné à élever des pigeons qui offrent des mets de choix et procurent des fientes utilisées comme engrais, le pigeonnier a également une valeur symbolique importante. De fait, sa construction étant réservée aux détenteurs du droit de haute justice, son élévation permet d’affirmer son pouvoir et sa puissance.

Le parc et le jardin du Château de Courtanvaux

Le domaine actuel, composé d’un jardin à la française, d’un parc paysager dit à l‘anglaise, d’un parc d’agrément, d’une forêt et d’un étang, s’étend sur 68 hectares, alors que les terres de Courtanvaux couvraient une surface de 531 hectares en 1790 et de 632 hectares en 1835.

Le parc d’agrément

En 1888, Marie Bibesco décide de faire appel à M. Hurtault, architecte paysagiste des Parcs et Jardins à Chartres. Il est chargé de tracer les grandes lignes d’un futur parc d’agrément. Le plan présentant de projet a été retrouvé il y a peu. Il a été restauré et est exposé dans une des salles du château. Malheureusement, pour des raisons que l’on ignore, cette ébauche ne sera jamais réalisée.

La roseraie

Parallèlement à cela, la princesse Bibesco confie à Monsieur Martinet, professeur à l’école d’horticulture de Versailles, la réalisation d’une roseraie. Ce rosarium qui n’existe plus de nos jours se trouvat à l’emplacement du parking actuel. Les seules traces restantes sont les 4 vasques de style Médicis que l’on aperçoit du parking.

Le parc à l’anglaise

La découverte du Château de Courtanvaux s’arrête ici et j’espère qu’elle vous aura plu. Vous pouvez me laisser un commentaire, je serais ravie de vous répondre. Vous aimez mon article, alors partagez-le sur les réseaux sociaux.

6 Commentaires

  1. 14 mai 2020 / 15 h 59 min

    Un bien bel endroit Emma, j’aime beaucoup les parcs et les chateaux vivement que les visites reprennent !
    Bonne fin de journée,
    Bises
    ps je ne reçois plus tes notifications?

    • Emma
      Auteur
      22 mai 2020 / 12 h 24 min

      Merci Solange. Oui, nous avons vraiment le souhait que tout redevienne plus ou moins normal.
      Bises

  2. 27 mai 2020 / 15 h 18 min

    Coucou,
    Oh c’est une belle découverte ce château ! C’est joli, la roseraie est belle aussi et il y a un bel espace vert, c’et appréciable 🙂
    Des bisous !

    • Emma
      Auteur
      27 mai 2020 / 18 h 39 min

      Merci, c’est un beau souvenir.

  3. 28 mai 2020 / 8 h 20 min

    coucou Emma, je suis une fan des châteaux ! j’adore les visiter et écouter les guides me conter leurs histoires. Et lorsque la visite se termine par la découverte d’un joli jardin fleuri, je suis ravie ! c’est un havre de paix surtout en hors saison. une bien jolie découverte ! bises.

    • Emma
      Auteur
      28 mai 2020 / 9 h 24 min

      Bonjour Sandrine,
      C’est toujours intéressant de découvrir la culture et l’architecture d’une région. Il y a tellement de jolis monuments et jardins en France.
      Effectivement, je suis comme toi, toujours à l’affût d’en connaître plus.
      Bises.
      Emma

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